Association Entre-Nous



Accueil

Journal

Archives
Equipe

E-mail
Livre d'or
Forum

Photos
10 ans

Cassette vidéo
Abonnement

Bric-à-brac
Aide

nb de visiteurs

Chercher sur le site
 

   
EN n°49 > Rues

rubrique à brac | bravos | édito | dictons | comptina occitana
poésie | rues | commune | recensement | ordures | 2000 objets
météorologie | courrier des lecteurs | recette

Pour ne pas se tromper de rues

L'origine

Paris n'avait que trois cent neuf rues à la fin du XIIIè siècle, on en compte sept cent quatre vingt neuf sous Louis XV. L'analphabétisme reculant, il devient urgent d'établir une nomenclature écrite de ces rues. Par ordonnance du 16 janvier 1728, le Lt Général de Police fait poser sur la première et le dernière maison de chaque rue une plaque de métal, portant en gros caractères noirs son nom consacré par l'usage.
En 1844, Mr de Rambuteau, Préfet de la Seine, prescrit pour les plaques l'utilisation de lave de Volvic, émaillée avec lettres blanches sur fond bleu, afin de faciliter la lisibilité.
Le numérotage des rues est conventionnel. Pour Montauban, le classement des rues est fait parallèlement ou perpendiculairement au Tarn et la numérotation de l'amont à l'aval.
Notre vie nationale étant consacrée pour l'essentiel à célébrer des bicentenaires, la pose des plaques émaillées fait partie du "Génie Français". Peu de Français ont reçu la plaque avant de mourir. En 1970, quand il fut décidé de consacrer la place de l'Etoile au Général de Gaulle, on a peine à imaginer le tremblement. Vingt ans ont passé et la place "Charles de Gaulle" fait l'objet d'un consensus. Les Parisiens l'appellent "Place de l'Etoile". Les Français changent le nom de leurs rues avec une fréquence embarrassante. L'inauguration d'une plaque est chez nous "un baptême Républicain", chaque maire de ce pays veut laisser sa trace. Les dommages sont souvent importants, il faut modifier ses entêtes et changer ses papiers. Le branle fut donné à Paris sous la Révolution. Exemple : la place du Trône, renversée, changée à nouveau Place du Trône et pour finir place de la Nation.
Au début, les lieux, une corporation, une enseigne étaient pris en considération, pour baptiser la rue. Au XVIIè siècle, les grands donnent leurs noms aux rues, puis les notables, les gloires officielles. La France Municipale s'inscrit dans cette tradition, la majorité sortante fait table rase, surtout s'il s'agit de la prise d'un fief. A entendre les poseurs de plaques, 1977 et 1983 furent des années terribles. Sur 30 villes de plus de 30 000 habitants prises à la gauche en 1983, 15 virent changer au moins un nom. Salvador Allende, est déboulonné dans vingt villes au moins.
Les héros de la Résistance sont intouchables : de Gaulle, Danielle Casanova... On peut jouer aussi la carte sécurisante : Malraux, Jean Moulin. Les maires ont appris à ruser : comment refuser une plaque à "l'enfant du pays"? A Sète, la salle des fêtes Léon Blum est donnée à Georges Brassens et le gymnase Maurice Thorez à Maurice Clavel.
En province le nom des rues c'est de la politique, à Paris c'est de l'histoire. Et même de l'histoire ancienne.
Les plaques Révolutionnaires ont disparu, Gambetta et Jaurès font recette.
Suivant mon avis personnel, il vaut mieux éviter de mentionner seulement des dates sur les plaques, car pour une majorité des Français, cela ne veut rien dire. Exemple : "19 mars 1962" date du cessez-le-feu en Algérie. Cela aurait été plus compréhensible pour le commun des mortels de mettre "Guerre d'Algérie 1954-1962".
A ma connaissance, une seul plaque porte en France, le nom de "Napoléon III", sa mémoire a été occultée totalement suite à son abdication à Sedan en 1870.
G. Clémenceau, est ignoré dans les départements viticoles du Midi, suite aux représailles qui suivirent la "Révolte des Vignerons" en 1907.
Quelques exemples de changement de dénomination des rues à Montauban :
-Place Royale: Place Nationale
-Rue St Louis: Rue de la Résistance
-Bd St Michel: Av Charles de Gaulle
-Prolongement du Bd E. Herriot: Av du Père Léonid Chrol
-Place des exécutions: Place Mgr Théas

A Villebrumier

En 1992, la municipalité a mis en place des plaques portant les noms des rues. Au dessous du coin droit, figure le blason de la communauté de Villebrumier.


L'appelation des anciennes rues est conservée :
Rue du Four, des Anneaux, Haute, de l'Hôpital, Neuve, Place de la Mairie, de la Croix, du Communalet, côte du Touron.


Ont été rajoutées sur la nomenclature : rue Pierre Gerla, St Théodard, et des noms de personnalités politiques.
Les rues des lotissements de "Grozaize" ont des noms d'écrivains et de poètes. Les logements sociaux, Résidence Delpech, Silo, Pastel sont signalés.
Reste à pourvoir le lotissement du "Clos de Valgilade".
Quelques années après, la mise en place de plaques de signalisation sur les "lieux dits" de la commune a eu lieu.

Documents : Alain Schiffres "L'Express" et "Depuis quand ?"

Yves

 
haut de page
page d'accueil   |   Copyright © 2000 Entre-Nous
 


journal | archives | équipe | e-mail | livre d'or | forum | photos
10 ans | cassette vidéo | abonnement | bric-à-brac | aide