Association Entre-Nous



Accueil

Journal

Archives
Equipe

E-mail
Livre d'or
Forum

Photos
10 ans

Cassette vidéo
Abonnement

Bric-à-brac
Aide

nb de visiteurs

Chercher sur le site
 

   
EN n°45 > Jean Blanc - Partie 2

Rubrique à brac | Concert | Morale | Edito | Dictons | Poésie | Proverbes occitans
Jean Blanc | Jean Blanc partie 2 | Recette d'Andrée | Pluviométrie
Paroles pour la Fontaine | Tournissan | Australien
Rites et traditions de chez nous
| Pirates d'Allemagne

Jean Blanc aurait pu être meunier comme son père Avec son diplôme d’ingénieur dans la spécialité, sa voie était tracée. Sa rencontre avec une belle à la robe de froment en a décidé autrement. A l’aube de la trentaine, l’enfant de Villebrumier, retire ses mains de la farine pour les tendre à la Bonde d’Aquitaine.

Salarié au service céréales de la coopérative occitane du Tarn et Garonne de 1972 à 1978, il élève en même temps des vaches sur la propriété familiale des Viarnels, à Montdurausse. Pas pour augmenter sa part du beefsteak à la fin du mois. Par passion. "L’élevage m’a toujours attiré. J’ai choisi la Blonde d’Aquitaine sans hésiter. Elle est élégante, fine, agréable à regarder. Elle a des qualités très spécifiques. Son berceau est ici. Et son potentiel génétique est énorme".

La génétique, et particulièrement la sélection, est sa préoccupation majeure. Pour faire évoluer la race vers plus de perfection : "Jamais je n’ai voulu faire de l’engraissement. Je voulais faire du reproducteur. C’est plus valorisant que de la viande. Je prenais deux semaines, plusieurs fois par an, pour dénicher dans un élevage un bon reproducteur mâle."

En 1987, il rencontre le responsable de l’UCOBA, Union coopérative de groupements de producteurs, et effectue pour son compte des missions ponctuelles de consultant pour la promotion de la Blonde.

En 1991, Jean Blanc est sollicité pour prendre les "rênes" de "Blonde Génétique", la toute jeune station nationale d’évaluation et de qualification de la Blonde d’Aquitaine. "Cette station avait plus d’avantages que d’inconvénients pour la race et les éleveurs, alors j’ai dit : Banco, on fonce !"

Pris à plein temps par cette tâche, plus rémunératrice, il reste officiellement chef d’exploitation, mais ne s’occupe plus guère d’élevage. Il passe progressivement le relais à Damien, son fils. Si Jean Blanc a quitté son étable avec un pincement au coeur, il préside aujourd’hui aux destinées de la Blonde. Des destinées qu’il pense positives, malgré la conjoncture difficile : "le problème, c’est l'incertitude sur l’évolution des prix. Mais ses qualités de carcasse, sa viande tendre, peu grasse, à fort rendement, son aptitude au vêlage et sa croissance exceptionnelle, encore améliorées par la génétique, doivent lui permettre d’obtenir des prix valorisants. Il y a des débouchés pour la qualité". A défaut de lire l’avenir, Jean Blanc peut toujours méditer sur les atouts de la race avec Damien.

Extrait de l’article
de Anne-Gaëlle Renaut paru
dans la revue Entraid’Oc de février 1996

 
haut de page
page d'accueil   |   Copyright © 2000 Entre-Nous
 


journal | archives | équipe | e-mail | livre d'or | forum | photos
10 ans | cassette vidéo | abonnement | bric-à-brac | aide