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Poésie
Villebrumier, bonjour !
J’ai connu Villebrumier dans la brume.
Un brouillard à couper au couteau
A deux pas on ne voit plus le bitume.
Le froid sec traverse jusqu’aux os.
Mais soudain déchirant les nuages
Pour teinter de feu toute la ville,
Le soleil que l’on croyait volage
Illumine d’abord le campanile.
Sur le Tarn le grand pont métallique
Semble étirer ses membres dégingandés
Tandis que le grand fleuve bucolique
Vous invite à venir gambader.
Le lavoir incongru en ce lieu
Nous rappelle que l’on fut un empire;
Des maisons, des briques en camaieu,
Sur la rive en espalier s’étirent.
Villebrumier entre le ciel et l’eau
Au son de l’Angélus se réveille
Et la vie reprend dans les coteaux
Animés aux rayons du soleil.
C’est bien là, loin du fracas des villes,
Qu’on apprécie toute la douceur de vivre.
Le temps lui-même à sa cadence défile
Et c’est d’air pur que l’homme ici s’énivre.
Frédéric Pellissier
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