Poésie
La tendresse
Elle est, près du berceau quand le bébé s’endort.
Dans le coeur de la mère, attendant qu’il s’éveille,
Lui disant à mi-voix qu’il est une merveille,
Qu’il est attendrissant cet amour doux et fort !
Chez la personne âgée, seule, remerciant Dieu,
Quand ses petits enfants en entrouvrant la porte,
Rayonnant de la joie offerte qu’ils apportent
Et vers les bras tendus se bousculent, heureux.
Elle est dans une lettre écrite, le coeur gros,
Seul remède du temps à travers les distances.
Et quand le téléphone interrompt le silence,
Elle peut tout changer au cours des premiers mots.
La tendresse est parfois dans un geste discret.
Un regard la dévoile, un sourire la donne.
Les petits l’ont compris ! Mais les grandes personnes
La gardent quelquefois pour en faire un secret.
La tendresse est un baume au pouvoir infini.
L’Amour s’y reconnaît ! Chaque regard scintille.
Lorsqu’il faut reformer le cercle de famille,
Elle tisse à nouveau les vrais liens du nid.
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